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samedi 21 novembre 1998, 18h31
Les sans-papiers interpellent Lionel Jospin dans la rue
PARIS (AP) -- La mobilisation en faveur des sans-papiers reprend de
l'ampleur. Des manifestations pour la régularisation de tous ceux qui en
ont fait la demande
ont eu lieu samedi après-midi dans plusieurs villes de France, avec, à
Paris, un cortège de 10.000 personnes selon les organisateurs, 3.000
selon la police.
L'ensemble des composantes de la gauche plurielle étaient représentées
dans ce défilé à l'exception du Parti socialiste et du Mouvement des
citoyens (MDC).
Même le Parti communiste, dont seuls quelques députés avaient pris
position, réclame désormais ces régularisations. ``Après la décision
positive de régulariser
environ 76.000 personnes, comment comprendre que plus de 60.000 autres
soient renvoyées à la clandestinité? (...) La régularisation de tous
ceux qui en ont fait la
demande reste la seule décision politique humaine, juste et
raisonnable'', soulignait un tract distribué par une délégation du PCF
lors du défilé parisien.
A Avignon, où 17 sans-papiers avaient fait une grève de la faim pendant
25 jours, quelque 200 personnes se sont rassemblées devant la préfecture
du Vaucluse.
A Bordeaux, 300 personnes se sont regroupées place de la Victoire, lieu
habituel des manifestations de soutien aux sans-papiers, depuis le début
de l'occupation de
l'église Saint-Jean. La participation a été identique à Marseille, entre
la Canebière et la préfecture.
Une centaine de personnes ont aussi défilé dans le centre de Lyon. Et à
Orléans, quelques centaines de personnes ont manifesté jusqu'à la
préfecture, alors que des
sans-papiers en étaient samedi à leur 28e jour de grève de la faim dans
la cathédrale.
Dans la capitale, le cortège a quitté la place Denfert-Rochereau en
milieu d'après-midi pour se rendre aux abords de l'Hôtel Matignon, à
l'angle de la rue de
Varenne et du boulevard des Invalides.
``Monsieur Jospin, maintenant, régularisez!'', pouvait-on lire sur de
nombreuses pancartes portées par les manifestants. ``Dis-nous gentil
Parti socialiste, pourquoi
as-tu de si grandes dents contre les sans-papiers?'', interrogeait une
grande banderole sur laquelle un loup se pourléchait les babines.
``Des papiers pour tous!'' ou encore ``le cas par cas, on n'en veut
pas'', scandaient les manifestants venus d'associations antiracistes, de
syndicats -CGT, Fédération
syndicale unitaire (FSU), CFDT et Sud-et de l'ensemble des collectifs de
sans-papiers de Paris et d'Ile-de-France. Ici ou là, on défilait au son
de tam-tams africains
ou encore de musique reggae diffusée par un camion de sonorisation, avec
une cible commune à tous: Lionel Jospin.
``Nous sommes là pour faire céder le Premier ministre qui s'entête de
manière irrationnelle à refuser la régularisation de 60.000 personnes'',
a déclaré le Pr Léon
Schwartzenberg lors du rassemblement parisien.
A ses côtés, Bernard Thibault réclamait au nom de la CGT ``une vraie
politique de gauche vis-à-vis des sans-papiers''.
``Ce qui arrive aujourd'hui à Jospin, c'est simplement la conséquence
d'une promesse électorale non tenue: l'abrogation des lois
Pasqua-Debré'', estimait pour sa
part Fodé Sylla, président de SOS Racisme.
Seul Alain Lipietz, porte-parole des Verts donnait une autre
explication: ``Le coma de Chevènement a interrompu une dynamique de
sortie qui s'était mise en place
au mois de juillet par le biais des assouplissements de la circulaire.
Petit à petit, on serait arrivé à une régularisation discrète''.
Un délai de 18 mois proposé samedi par Philippe Séguin pour permettre
aux sans-papiers de quitter la France ``dans la dignité'' suscitait,
quant à lui, un mépris,
résumé par Henri Malberg, député communiste de Paris: ``M. Séguin n'a
rien compris. Ce que l'on demande, c'est la régularisation de tous ceux
qui l'ont demandé,
pas un délai pour foutre les gens à la porte!''.
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manif à Paris le 21
Bonne manifestation à Paris : environ 7000 personnes
Les sans-papiers ont rapidement pris la tête de la manifestation, avec
au premier rang la banderolle "pour une vraie (souligné) régularisation
de tous (souligné) les sans-papiers". Principalement des occupants de
l'église Notre Dame d'Espérance rue de la Roquette (6ème collectif,
collectif 2000, saint-bernard) rejoints par une partie des sans-papiers
du Val de Marne.
A savoir : une bonne partie d'entre eux n'ont pas fait de demande de
régularisation parce qu'a priori ils n'entrent pas dans les critères de
Chevènement...
Dire que ce sont les derniers sur la place de Paris à défendre le droit
de manifestation (cf la rafle de saint-michel ) !
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Pas de Lundi 17, cette année
Super initiative que:
"Appel du collectif 2000 des sans-papiers
APPEL A LA GREVE GENERALE DES TRAVAILLEURS CLANDESTINS
LE LUNDI 17 décembre 1998"
Seul problème, il y a en Décembre 98 un Lundi 14, ou bien un Jeudi 17,
mais pas cette année de Lundi 17 :-)
Quelle est la date au juste..pour relayer pour une journée de grève
générale il s'agit surtout pas de se gourrer de date .
Merci de préciser
acra
***********
Et puis un petit mot, si l'on fait confiance aux sondages, on peut dire
que la situation a évoluée: La belle indifférence des français (dont
parlait d'ailleurs Chevènement) n'est plus d'actualité, dans un sens
comme dans l'autre. Cela modifie le terrain. Un clivage d'opinion digne
de l'affaire Dreyfus et une ouverture aux possibles, aux bons comme aux
mauvais.......
****************************************
> Appel du collectif 2000 des sans-papiers
> APPEL A LA GREVE GENERALE DES TRAVAILLEURS CLANDESTINS
> LE LUNDI 17 décembre 1998
>
> L'ETAT qui nous maintient dans la clandestinité en refusant de nous
> régulariser soutient le marché vicieux du capitalisme sauvage.
> VICTIMES du profit qui engendre corruption, haine et racisme et de
> l'exploitation de la clandestinité qui entraîne l'esclavage.
> La France commémore le 50 ème anniversaire de la déclaration des droits
> de i,nomme alors que sur son sol, l'esclavage moderne prospère.
> Les poilus, « Tirailleurs Sénégalais » enrôlés de force en première
> ligne et les populations chinoises déplacées pour maintenir l'économie
> de la France, pouvaient espérer que le don de leur vie apporte à leur
> petits-enfants un meilleur avenir sur le sol français.
> Aujourd'hui, dans les secteurs de la Construction et du bâtiment, un
> travailleur
> sur cinq est un clandestin qui travaille sans aucune protection sociale
> et court des risques parfois mortels d'accidents du travail.
>
> · Beaucoup d'entre-eux, Africains, Maghrebins, Turcs...... sous couvert
> de grandes entreprises françaises ont participé à l'élaboration de
> grands travaux, et le Stade de France, devenu le fleuron de la Nation en
> est l'exemple.
> · Les secteurs du Textile et de la Maroquinerie représentent un chiffre
> d'affaire de 50 Milliards F/I'an ; pas moins de 40 % de ce chiffres
> d'affaire est généré par le travail clandestin et l'esclavage de la
> population asiatique sur le Territoire Français.
> · Le Gouvernement ne « touche » pas aux Organisations clandestines et
> mafieuses et maintient la clandestinité pour fabriquer l'arme qui lui
> permet de tir(-Ir les salaires au plus bas.
> La régularisation de tous les sans-papiers n'est pas un acte de
> générosité du gouvernement mais rentre dans la logique d'une économie
> saine et dans le respect des droits de l'homme.
>
> Rendez-vous le Lundi 7 décembre 1998, à 13H30, Place de la république,
> devant la bourse du travail.
>
> Fait à Paris, le 18 novembre 1998
>
> Renvoyez-nous la proposition de tract signé pour approbation
> (Fax CICP Collectif 2000 : 01 43 72 15 77.)
>
**********************
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Les sans-papiers ont rapidement pris la tête de la manifestation, avec
au premier rang la banderolle "pour une vraie (souligné) régularisation
de tous (souligné) les sans-papiers". Principalement des occupants de
l'église Notre Dame d'Espérance rue de la Roquette (6ème collectif,
collectif 2000, saint-bernard) rejoints par une partie des sans-papiers
du Val de Marne.
A savoir : une bonne partie d'entre eux n'ont pas fait de demande de
régularisation parce qu'a priori ils n'entrent pas dans les critères de
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"Appel du collectif 2000 des sans-papiers
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LE LUNDI 17 décembre 1998"
Seul problème, il y a en Décembre 98 un Lundi 14, ou bien un Jeudi 17,
mais pas cette année de Lundi 17 :-)
Quelle est la date au juste..pour relayer pour une journée de grève
générale il s'agit surtout pas de se gourrer de date .
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acra
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Et puis un petit mot, si l'on fait confiance aux sondages, on peut dire
que la situation a évoluée: La belle indifférence des français (dont
parlait d'ailleurs Chevènement) n'est plus d'actualité, dans un sens
comme dans l'autre. Cela modifie le terrain. Un clivage d'opinion digne
de l'affaire Dreyfus et une ouverture aux possibles, aux bons comme aux
mauvais.......
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> Appel du collectif 2000 des sans-papiers
> APPEL A LA GREVE GENERALE DES TRAVAILLEURS CLANDESTINS
> LE LUNDI 17 décembre 1998
>
> L'ETAT qui nous maintient dans la clandestinité en refusant de nous
> régulariser soutient le marché vicieux du capitalisme sauvage.
> VICTIMES du profit qui engendre corruption, haine et racisme et de
> l'exploitation de la clandestinité qui entraîne l'esclavage.
> La France commémore le 50 ème anniversaire de la déclaration des droits
> de i,nomme alors que sur son sol, l'esclavage moderne prospère.
> Les poilus, « Tirailleurs Sénégalais » enrôlés de force en première
> ligne et les populations chinoises déplacées pour maintenir l'économie
> de la France, pouvaient espérer que le don de leur vie apporte à leur
> petits-enfants un meilleur avenir sur le sol français.
> Aujourd'hui, dans les secteurs de la Construction et du bâtiment, un
> travailleur
> sur cinq est un clandestin qui travaille sans aucune protection sociale
> et court des risques parfois mortels d'accidents du travail.
>
> · Beaucoup d'entre-eux, Africains, Maghrebins, Turcs...... sous couvert
> de grandes entreprises françaises ont participé à l'élaboration de
> grands travaux, et le Stade de France, devenu le fleuron de la Nation en
> est l'exemple.
> · Les secteurs du Textile et de la Maroquinerie représentent un chiffre
> d'affaire de 50 Milliards F/I'an ; pas moins de 40 % de ce chiffres
> d'affaire est généré par le travail clandestin et l'esclavage de la
> population asiatique sur le Territoire Français.
> · Le Gouvernement ne « touche » pas aux Organisations clandestines et
> mafieuses et maintient la clandestinité pour fabriquer l'arme qui lui
> permet de tir(-Ir les salaires au plus bas.
> La régularisation de tous les sans-papiers n'est pas un acte de
> générosité du gouvernement mais rentre dans la logique d'une économie
> saine et dans le respect des droits de l'homme.
>
> Rendez-vous le Lundi 7 décembre 1998, à 13H30, Place de la république,
> devant la bourse du travail.
>
> Fait à Paris, le 18 novembre 1998
>
> Renvoyez-nous la proposition de tract signé pour approbation
> (Fax CICP Collectif 2000 : 01 43 72 15 77.)
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