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Subject: [actus_l] Avec Quividi, c'est la pub qui vous regarde

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/avec-quividi-c-est-la-pub-qui-vous-regarde_126464.html


Avec Quividi, c'est la pub qui vous regarde

Gilles Musi
<http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/avec-quividi-c-est-la-pub-qui-vous-regarde_126464.html#>

- - L'Expansion.com

*Un écran publicitaire capable d'adapter le spot en fonction de la
personne qui la regarde, c'est possible grâce à une start-up française.
Mais si cette innovation séduit à l'étranger, elle a encore du mal à
s'imposer dans l'hexagone.*

Les spots publicitaires ne se se contentent plus de la télé et du
cinéma. On trouve des écrans spécialisés dans la rue, le métro, les
halls de gares, les aéroports, les magasins, grands ou petits... Mais la
plupart ne font que diffuser des messages selon un ordre préétabli.
Aucune possibilité de mesurer l'audience : peu ou pas de valeur ajoutée
pour l'annonceur par rapport à un bon vieux panneau publicitaire. Or
depuis l'an dernier, une jeune pousse française s'est engouffrée dans la
brèche : Quividi <http://www.quividi.com/>.

Les quatre compères à l'origine de cette aventure sont des spécialistes
du traitement de l'image. La multiplication des écrans dans les lieux
publics ne leur a pas échappé. « Qui dit média, dit besoin de rapport
d'audience. Notre technologie permet de dire à ceux qui exploitent ces
écrans quand et combien de femmes, ou d'hommes les regardent. Nous
rendons ces médias capables de s'adapter à une situation donnée, quand
bien même ils sont installés dans des zones bruyantes et dans des
conditions de luminosité très variables », explique Olivier Duizabo,
cofondateur et gérant de Quividi.

Ces moniteurs, vendus par des intégrateurs partenaires de Quividi, sont
dotés d'une webcam généralement dissimulée au-dessous ou au-dessus de
l'écran. Cette caméra est couplée à un logiciel qui analyse en
permanence les flux vidéo captés dans un rayon de 5 à 6 mètres. C'est à
cet instant qu'entrent en jeu les compétences de traitement de l'image
de Quividi. Le système détecte la présence de visages humains dès lors
qu'ils se tournent vers l'écran, et ne les lâchent plus tant qu'ils
restent dans son rayon d'action. Toutes les occlusions - une personne
qui passe subitement devant un visage, par exemple - sont gérées par le
système. « La reconnaissance s'opère dans 95% des cas en moins d'une
seconde et la classification homme/femme est précise à 85% », affirme
Olivier Duizabo. Il n'est pas sûr que Big Brother ferait mieux... Le
patron de Quividi tient donc à préciser : les images ne sont ni
enregistrées, ni stockées, ni même exploitables par une quelconque
autorité de contrôle. Seuls sont conservés les résultats de l'analyse
permettant la mesure d'audience.

Associé à la liste de diffusion, le système permet alors de déterminer
combien de personnes ont regardé un clip en particulier ou de calculer
son audience cumulée voire même de basculer sur un mode de diffusion de
contenu dynamique. Cette faculté est aujourd'hui simplement mise à
profit pour adapter des boucle vidéos selon l'heure de la journée, ou
pour diffuser des flashs d'informations. Or, les séquences de cette
playlist peuvent être reprogrammées à la volée et diffusées en fonction
du profil des spectateurs présents à ce moment-là. « D'ici la fin de
cette année, nos algorithmes permettront de définir à quel groupe d'âge
(enfant, adulte, personne âgée) appartient un spectateur, s'il porte des
lunettes, une casquette, un iPod, une cravate, s'il a les cheveux
bouclés ou pas », précise Olivier Duizabo. Bref, du pain béni pour les
annonceurs, diffuseurs, régies et autres sociétés d'études.

La France, pour l'instant, semble toutefois bouder cette innovation.
Seuls des hypermarchés se seraient risqués à faire des essais. Sur les
15.000 écrans installés dans des lieux publics, aucun ne dispose d'un
dispositif de communication audiovisuelle dynamique. Pour Olivier
Duizabo, « Le marché français manque d'intégrateurs ayant favorisé cette
technologie. Par ailleurs, le poids de l'affichage traditionnel est très
élevé du fait de l'implantation de J.C. Decaux. Enfin, la taille des
réseaux est limitée ». Du coup, cette jeune pousse s'est tournée vers
l'étranger. « Les déploiements ont débuté en Espagne, Grèce,
Grande-Bretagne, à Singapour, ou aux Pays-Bas, à raison de plusieurs
centaines d'écrans à chaque fois. Les contrats oscillent entre 100.000
et 300.000€. Il faut compter environ 3 000€ pour une étude simple et 200
€ par an et par écran pour de gros volumes », précise le patron de Quividi.

Dans l'hexagone, pourtant, les choses commencent à bouger comme en
témoigne cet accord signé cet été avec Médiamétrie: « Ils voyaient
arriver ces nouveaux médias sur lesquels ils n'avaient pas de prise.
Notre technologie a été retenu et Médiamétrie apporte la méthodologie
permettant aux différents acteurs du marché (publicitaires, organismes
de contrôle de diffusion, annonceurs,…) d'exploiter ses rapports »,
précise Olivier Duizabo.


*Fiche d'identité : Quividi*

*Domaine d'activité :
*Analyse d'audience
*Année de création :* 2006
*Effectifs :* 4
*Dirigeant :* Olivier Duizabo *Fondateurs :* Olivier Duizabo, Gilles
Mazars, Gaël Chardon, Paolo Prandoni
*Capital :* 7 500€
*Levée(s) de fonds :* En discussion. Programmée pour le 2ème trimestre 2008
*Actionnaire(s) :* Fondateurs
*Chiffre d'affaires :
*150 000 € (en 2007)
*Concurrents :* Aucun, sur ce modèle économique





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