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Subject: [actus_l] L'administration japonaise a perdu 50 millions de dossiers de retraite

http://www.aujourdhuilejapon.com/article.asp?IdArticle=1304


L'administration japonaise a perdu 50 millions de dossiers de retraite

le 13/6/2007 à 17h51 par Jean-Paul Porret

/Ce n’est pas le casse de la décennie, mais ça pourrait bien être la
bourde administrative du siècle. Le gouvernement japonais vient de
reconnaître qu’il avait perdu ou égaré 50 millions les dossiers de
retraite. Soit l’équivalent de la moitié de la population du pays !/ Le
secret était bien gardé, mais au mois dernier l’opposition a révélé le
pot aux roses. Acculé, le gouvernement n’a pas pu étouffer le scandale.

Certaines personnes qui ont cotisé pendant des années se retrouvent sans
rien.

Les centres de la sécurité sociale sont pris d’assaut. Le numéro vert
mis en place est saturé en permanence, avec 500 000 appels par jour !

Les problèmes auraient débuté dans les années 80 et l’informatisation
des dossiers. Un certains nombre d’informations ont été saisies de
manière erronée. Pire, en 1997, lorsque chaque assuré social a reçu un
numéro d’identification individuel, de nouvelles erreurs sont venues se
greffer aux précédentes.

Le gouvernement essaie de calmer le jeu et s’est donné une année pour
tirer les choses au clair.

Ces révélations interviennent au plus mauvais moment pour le parti au
pouvoir. En effet, pour la première fois depuis plus de 10 ans, il n’est
pas donné favori aux prochaines élections.

Le plus incroyable c’est que pour l’instant, personne n’a rien dit, il
n’y a pas eu la moindre manifestion. Imaginons une situation identique
en France...


http://www.lefigaro.fr/economie/20070622.FIG000000101_le_japon_secoue_par_l_incroyable_disparition_de_millions_de_dossiers_de_retraite.html

Le Japon secoué par l'incroyable disparition de 50 millions de dossiers
de retraite
Tokyo RÉGIS ARNAUD.
Publié le 22 juin 2007
Actualisé le 22 juin 2007 : 08h23
*L'opposition dénonce cette incurie à quelques semaines d'élections au
Sénat.*

ON NE respecte même plus les anciens au Japon. L'assurance sociale de
l'Archipel vient d'avouer avoir « égaré » 50 millions de dossiers de
retraite lors de leur informatisation dans les années 1980. Les noms,
adresses et dates de naissance qui figuraient sur ces dossiers n'ont
visiblement pas survécu à la « simplification » que devait représenter
la mise en place d'un numéro d'identification unique en 1997.
Déjà, le principal parti d'opposition, qui a révélé le scandale, estime
qu'un million de cotisants ne reçoivent pas la totalité de la mensualité
qui leur est due. Ce nouveau scandale pourrait coûter son poste au
premier ministre, Shinzo Abe, qui vient de reporter d'une semaine, au 29
juillet, la tenue des élections sénatoriales.
Shinzo Abe multiplie les déclarations rassurantes, jurant qu'il réglera
la question d'ici à un an. Pour l'instant sans convaincre. Les sondages
montrent une popularité en chute libre.
En 2004, lors d'un précédent scandale, la presse avait révélé que la
plupart des ministres ne réglaient pas leur cotisation retraite,
entraînant un revers pour la majorité aux élections sénatoriales.
Pendant ce temps, les agents de l'assurance sociale poussent la litanie
devant les caméras, plantés devant les bouches de métro avec au cou de
grands panneaux d'excuses en bois : « /Pardon, pardon/... »
*Une usine à gaz*
À sa décharge, l'assurance sociale nippone n'a pas la partie facile. Le
système national des retraites, qui fait cohabiter tant bien que mal de
multiples caisses sur un socle commun, tient de l'usine à gaz. Par
ailleurs, de plus en plus de Japonais ne règlent plus leurs cotisations,
conscients qu'avec une croissance en berne, des taux à zéro et la panne
démographique que vit le pays (le taux de fécondité atteint 1,26 enfant
par femme, soit le plus bas de l'OCDE), ils ne recevront même pas à
l'avenir un montant équivalent aux sommes qu'ils sont censés acquitter
chaque mois.
Il y a aujourd'hui 3,3 actifs pour un retraité. En 2055, il n'y en aura
plus que 1,3. La situation est d'autant plus dramatique que les
placements au Japon, dans un contexte de taux d'intérêt nuls, ne
rapportent rien, ne laissant aucune solution de rechange simple aux
seniors nippons.
Les futurs retraités votent donc déjà avec leur épargne, qu'ils placent
de plus en plus dans des produits étrangers relativement sûrs, mais à
fort rendement : obligations en euros, en dollars néo-zélandais, voire
en lires turques... «/ C'est la première fois que ma belle-mère
japonaise me parle en profondeur des taux d'intérêt en Australie »,/
s'étonne le Français Frédéric R. Eechaute, analyste pour le fonds DKR Oasis.
Cette crise enfin montre une nouvelle fois l'incroyable vétusté des
réseaux informatiques japonais. L'an dernier, une panne de réseau à la
Bourse de Tokyo avait plongé la deuxième place financière du monde dans
la panique ; quelques années plus tôt, la banque Mizuho, née d'une
fusion entre grands établissements financiers, avait subi un /bug/ qui
avait paralysé toutes les transactions pendant des jours. Une bizarrerie
moyenâgeuse de plus au pays de Matsushita, Fujitsu et Sony.




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