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[actus_l] Les particuliers pourront bientôt porter plainte sur Internet (Lo: msg#00047

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Subject: [actus_l] Les particuliers pourront bientôt porter plainte sur Internet (Lopsi 2)

http://www.lefigaro.fr/france/20070614.FIG000000080_les_particuliers_pourront_bientot_porter_plainte_sur_internet.html


Les particuliers pourront bientôt porter plainte sur Internet

JEAN-MARC LECLERC.
Publié le 14 juin 2007
Actualisé le 14 juin 2007 : 06h00

*La cyberplainte est née. Pour tous les petits délits, un commissariat
virtuel pourra enregistrer prochainement les dépositions des victimes.*


C'EST une révolution qui s'annonce. Comme le contribuable fait sa
déclaration de revenus sur Internet, la victime pourra bientôt porter
plainte grâce à son ordinateur. Il suffira de se rendre sur un site
dédié, sorte de commissariat virtuel. L'internaute n'aura plus alors
qu'à cocher des cases pour expliquer les circonstances du larcin dont il
aura été la victime. Bien sûr, les plaintes anonymes seront exclues pour
éviter toute dérive, ainsi que les faits de violence qui nécessitent un
traitement personnalisé.

La « cyberplainte » sera donc l'une des mesures phares de la future loi
d'orientation pour la sécurité intérieure, dite Lopsi 2, en cours
d'élaboration au ministère de l'Intérieur, mais aussi à la Justice. Car
il va falloir une refonte du Code de procédure pénale pour autoriser ce
type de démarche. La déclaration de plainte sur Internet concernera les
délits mineurs. Ces faits devraient représenter très vite une part non
négligeable des quelque 5 millions de plaintes et procès-verbaux
transmis chaque année aux parquets par la police et la gendarmerie. Un
expert de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI)
évalue le /« potentiel de cyberplaintes »/ à « /plusieurs centaines de
milliers de faits par an »/.

Déjà, la Place Beauvau a prévu d'allouer 3,4 millions d'euros à ce
projet dans sa nouvelle Lopsi discutée à l'automne au Parlement. Il
concernera la police et la gendarmerie qui prend part aux discussions et
devrait investir, pour sa part, au moins 1 million d'euros. L'Intérieur
et la Justice entendent instaurer des garde-fous pour rassurer les
défenseurs des libertés individuelles. Car certains pourraient voir dans
cette procédure dématérialisée un pas vers une société de délation.

*Une sorte de prédéclaration*

Seules les plaintes contre X seraient admises sur le Net. En outre, il
ne s'agirait pas de plaintes définitives, mais plutôt d'une sorte de
prédéclaration qui serait prise en compte officiellement quand le
plaignant se rendrait dans un commissariat ou à la gendarmerie pour
confirmer ses dires. Sa signature s'impose. Pour Bruno Beschizza, le
patron de Synergie-Officiers, /« le cybercommissariat ne saurait se
développer au détriment du contact humain, surtout à une période où l'on
glose sur un prétendu relâchement du lien entre la police et la
population »./

L'intérêt d'un tel système alors ? Pour ses promoteurs/,/ il a le mérite
de /« préparer la rédaction de la plainte »/ et de faire gagner du
temps. Un haut fonctionnaire l'affirme : /« Une personne victime d'un
vol à Paris et qui s'en rend compte à Lyon pourrait porter plainte
depuis n'importe quel ordinateur. »/ Une équipe de policiers est partie
cette semaine en Espagne où la procédure de cyberplainte fonctionne
depuis cinq ans. Elle doit évaluer l'impact d'un tel système sur le
comportement des plaignants, car, selon un policier, /« pour l'individu,
au plan psychologique, une déclaration dématérialisée sur un simple clic
n'a rien à voir avec un premier contact avec l'autorité les yeux dans
les yeux »/. La police redoute aussi que cette pratique favorise /« les
déclarations impulsives »./ De l'autre côté des Pyrénées, les deux
premières années se sont soldées par une explosion des plaintes. Puis le
système s'est régulé.


http://www.lefigaro.fr/france/20070614.FIG000000079_le_chiffre_noir_des_crimes_en_ligne.html


Le « chiffre noir » des crimes en ligne

C. C..
Publié le 14 juin 2007
Actualisé le 14 juin 2007 : 06h00

- Jusqu'à ce jour, la plupart des internautes ne savent pas à quelle
porte « cliquer » quand des horreurs sautent à l'écran ou quand ils
veulent dénoncer les trafics dont ils sont les témoins. Les méthodes
statistiques conçues en 1972 sont forcément archaïques et inadaptées aux
évolutions de la criminalité technologique. Un seul - et unique -
travail de recoupements effectué en 2003 avait cette année-là mis au
jour 12 214 escroqueries à la carte bancaire, 464 diffusions d'images
pédopornographiques ou encore 156 incitations à la haine raciale et au
négationnisme. En février 2005, dans un rapport rédigé par Thierry
Breton à la demande du ministère de l'Intérieur, celui-ci évoquait déjà
/« un important chiffre noir »/. Des chiffres qui, depuis lors, se sont
envolés avec l'essor du Web.

<http://forums.lefigaro.fr/user/non-frames/default.asp?>







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