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[actus_l] L’odeur des autres: msg#00038

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Subject: [actus_l] L’odeur des autres

http://aietech.com/leblog/2007/5/14/lodeur-des-autres.html

L’odeur des autres

Ce bocal contient un échantillon d’odeur humaine. On peut en voir dans
quelques musées, en Allemagne, notamment le Stasi Museum, à Berlin. La police
secrète de l’ex-RDA utilisait ce type de récipient pour stocker des
échantillons d’odeur prélevés sur des opposants au régime. Le remarquable film
La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck, laisse entrevoir
comment la Stasi récupérait ces odeurs jusque sous les fesses de ses victimes.
Au cours des interrogatoires, en effet, le suspect était assis sur une
astucieuse chaise, qui sous une apparence anodine comportait une sorte de
capteur de sueur. Low-tech, mais terriblement efficace. Précieusement stocké
dans un flacon étanche, l’échantillon pouvait être conservé des années et être
exhumé à tout moment des archives pour être soumis au flair d’un chien
policier. Tout ceci est du passé, bien sûr. Sauf que… l’odorologie est
employée par notre police scientifique à Écully (près de Lyon), depuis qu’une
équipe y a développé des compétences dans cette discipline importée en 1999
de… Hongrie (non, aucune allusion ici). Typiquement, on récupère une odeur
corporelle sur un siège de voiture et un chien spécialement dressé saura
désigner son propriétaire. Mais cette technique serait utilisée
parcimonieusement, dans le cadre d’enquêtes criminelles. Il n’est pas
question, jusqu’à plus ample informé, de créer un vaste fichier d’odeurs de
dissidents. La vieille Europe n’a pas le monopole. Ainsi un appel d’offre
lancé le 6 mars dernier par une agence dépendant du Département d’état
états-unien cherche, entre autres choses, un fournisseur pour un Human Scent
Collection System dernier cri. On utilise déjà, explique le document, un
dispositif de collecte des odeurs humaines, mais il est… « trop encombrant et
fragile ». Et c’est pourquoi la TSWG (Technical Support Working Group), dont
le rôle est de fournir en technologies la lutte contre le terrorisme, finance
la mise au point d’un capteur d’odeurs discret et en alliage léger. Tous les
détails sont dans ce document (page 31). Mais non, il ne s’agit en aucun cas
de renifler tous les citoyens US qui ne seraient pas en odeur de sainteté… Ce
n’est pas tout. La Darpa (agence US de financement de la recherche militaire)
prépare la suite avec un programme visant à passer du flair canin à la
biologie moléculaire. Adieu le bocal de verre, l’odorologie high-tech est en
vue. Via Neurophilosophy & DefenseTech.

Posted on lun. 14 mai 2007 by Pierre Vandeginste


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