logo       

[actus_l] Des moutons & des hommes > contre l’identification électronique de: msg#00016

politics.activism.vie-privee.actu

Subject: [actus_l] Des moutons & des hommes > contre l’identification électronique des animaux et des humains

--------------------------------------------------------------------------
> Des moutons & des hommes
> contre l’identification électronique des animaux et des humains
--------------------------------------------------------------------------
Nicolas Bonanni (janvier 2007)
publié le 7 mars 2007

L’identification électronique des animaux consiste à associer à chaque
animal une puce électronique RFID. On commence par nous encourager à
pucer les animaux. Aucun inconvénient, que des avantages. Puis on nous
propose de pucer les humains. Tous les dispositifs qui s’appliquent au
bétail s’appliqueront un jour aux hommes, avec pour objectif que le
troupeau humain se comporte normalement, et non librement.

Il est possible de refuser de pucer ses animaux, comme d’autres refusent
le prélèvement ADN malgré les poursuites judiciaires. Il ne tient qu’à
nous de nous insoumettre pour enrayer ces processus. Nous avons les
moyens de nous y opposer, individuellement ou collectivement.

- présentation:
http://infokiosques.net/spip.php?article=414

- lire la brochure:
http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=414

- par téléchargement:
http://infokiosques.net/IMG/pdf/des_moutons.pdf (855.9 ko)




http://infokiosques.net/spip.php?article=414

Des moutons & des hommes
contre l’identification électronique des animaux et des humains

par Nicolas Bonanni



Cet été, j’étais berger. A deux, nous gardions un troupeau de 1700
brebis dans les Alpes de Haute-Provence. Cinq éleveurs et éleveuses rassemblés
en groupement, qui envoient leurs bêtes à 2000 mètres d’altitude de fin juin à
mi-octobre. Au final, les brebis ne dorment en bergerie que de janvier à mai.

Les brebis nées avant 2006 portent à l’oreille une boucle en plastique
qui indique le numéro de l’exploitation où elles sont nées et leur numéro
personnel. Idem pour celles nées en 2006, sauf qu’elles portent deux boucles,
une à chaque oreille, et que la numérotation a changé (1). Je savais déjà
qu’un jour il ne s’agirait plus d’un simple « bouclage », mais d’un
dispositif électronique, peut-être implanté sous la peau. Beaucoup d’éleveurs
attendent cette réforme avec impatience, vu le côté contraignant et
inesthétique des boucles aux oreilles (les trous aux oreilles s’infectent
fréquemment, la numérotation des boucles a récemment changé et beaucoup
d’éleveurs ne comprennent pas pourquoi on les embête avec ces satanées
boucles). Il paraît que les puces électroniques vont permettre d’en finir avec
ces boucles. Peut-être. En tous cas, cette réforme sera mise en place dans un
an seulement, en janvier 2008.

Un sujet monopolise toutes les discussions de bergers, toutes les
conversations dans les foires et les tee-shirts édités par les chambres
d’agriculture. Ce sujet c’est le loup. Pourtant je crois que ces puces
devraient bien plus inquiéter les éleveurs. Parce que « mille milliards de
mouchards » (2) sont peut-être beaucoup plus dangereux que quelques gros
prédateurs.

Je ne suis pas éleveur, juste un berger occasionnel. Peut-être que ça
ne me concerne pas directement. N’empêche, ça me tracasse. Je voulais vous
expliquer pourquoi, alors j’ai pris le temps d’écrire ce texte. Ne vous
attendez pas à un catalogue de toutes les raisons de refuser ces puces : j’ai
simplement mis des mots sur mon refus.


Le puçage des animaux

L’identification électronique des animaux (domestiques ou d’élevage)
consiste à associer à chaque animal une puce électronique miniature. Il s’agit
d’une puce électronique un peu particulière, appelée « transpondeur RFID
» (pour Radio Frequency Identification Device, du nom de la technologie
utilisée). A la différence d’une puce de carte bancaire ou de téléphone, pas
besoin de coller le lecteur contre elle pour lire les données : une puce RFID
est lisible « à distance », de quelques centimètres à plusieurs centaines de
mètres. Souvent comparée à un code-barre amélioré, « il s’agit en fait d’un
minuscule ordinateur communicant, d’une puissance équivalente à celle des PC
produits en 1985 » corrige Le Monde (3).

L’identification des carnivores domestiques (chiens, chats et furets)
est obligatoire sous peine d’euthanasie (4). En juillet 2001, deux arrêtés ont
fixé les moyens d’identification : l’un pour le tatouage classique, l’autre
pour la puce électronique (implantée sous la peau). Pour les animaux
domestiques le puçage est donc possible, mais non obligatoire. On constate
cependant que l’identification électronique prend le pas sur le tatouage : en
France 1,5 millions d’animaux domestiques sont pucés électroniquement. Cela
représente un animal sur deux. De plus, le nombre de puçages augmente chaque
année (200 000 en 2002, 500 000 en 2005). C’est le syndicat des vétérinaires
qui gère le fichier.

Mais alors, pour les animaux d’élevage ? Avec l’augmentation de la
taille des troupeaux et les scandales alimentaires récents (vache folle,
grippe aviaire,...) la « traçabilité », s’impose comme incontournable (5). La
loi imposera bientôt aux éleveurs de pucer leurs bêtes, sous peine
d’interdiction de vente, comme aujourd’hui pour les boucles. Ainsi en janvier
2008 pour les ovins et les chevaux (6). Les modalités de cette identification
électronique ne sont pas encore fixées. « Différents supports de ces
transpondeurs ont été développés pour s’adapter aux diverses caractéristiques
des animaux et des produits consommés. La solution la plus simple en élevage
consiste à intégrer un transpondeur aux marques en matières plastiques
traditionnelles placées à l’oreille des animaux et lisibles par l’éleveur. Le
second système, davantage utilisé pour les animaux de compagnie, consiste à
injecter, sous la peau de l’animal, le transpondeur intégré dans une enveloppe
en verre ou en matière plastique inerte. Un troisième système, spécifique aux
ruminants, est désigné sous le terme « bolus ». Le bolus est un cylindre en
céramique (haute densité) de masse et de taille variables selon les espèces
qui est placé par intubation dans les pré-estomacs du ruminant où ils y
restent séquestrés. Enfin un quatrième système, utilisé chez les porcins,
consiste à injecter un transpondeur dans la cavité péritonéale. A terme, tous
les animaux d’élevage de la Communauté Européenne devront être identifiés par
un des quatre types de support » (7).

La technologie semble efficace, quoique le professeur Gilbert Mouthon
(Ecole vétérinaire de Maison-Alfort) prétende que les puces soient facilement
sabotables (8). De nombreux pays européens l’ont déjà rendue obligatoire pour
les animaux domestiques. Actuellement, chiens, chats et furets se font
implanter la puce à la base gauche du cou. Par contre, les tests « grandeur
nature » menés sur le cheptel ovin français consistent à poser des boucles
électroniques aux oreilles des animaux (9), c’est-à-dire des boucles comme
celles d’aujourd’hui, qui conserveraient le même numéro, avec une puce RFID à
l’intérieur contenant elle aussi ce numéro. Quoi qu’il en soit, les éleveurs
hériteront de lecteurs, fixes ou portables, qui leur permettront «
d’identifier » chaque animal. Blanquette la chèvre

Je me rappelle de Blanquette, la seule chèvre avec notre troupeau de
1700 brebis. Elle avait sa petite boucle n°4013 à l’oreille. Pour ce grand
troupeau, les boucles ne me choquaient pas (pas facile de distinguer la 3065
et la 3075 sans regarder leur boucle), mais pour Blanquette le ridicule et
l’absurdité de cette « traçabilité » industrielle et bureaucratique sautaient
aux yeux : on la connaît par son nom, c’est notre copine (elle nous réveille
quand on fait la sieste et que les brebis se barrent en douce), elle est la
seule chèvre à des kilomètres à la ronde... Pourquoi lui avoir foutu une
boucle comme ça à l’oreille ? Ridicule, absurde... mais aussi inquiétant,
quand on sait que la manière dont les humains traitent leurs animaux préfigure
souvent la manière dont ils vont se traiter entre eux. Le problème avec les
puces

Pour me faire comprendre, je vais vous faire quitter le monde de
l’élevage un instant. En Grande-Bretagne, le Ministère de l’Intérieur a
annoncé en juillet son intention de pucer certains criminels sexuels pour
suivre leurs déplacements par satellite. Réservées aux volontaires, les puces
utilisées seront également capables de suivre le taux de pression sanguine et
le rythme cardiaque des individus. On a fait appel à une entreprise qui
produit déjà des dispositifs de suivi de voitures par GPS. Arguments des
promoteurs du projet : « Si nous sommes préparés à suivre les voitures,
pourquoi ne suivrions nous pas les individus ? » (10), mais surtout « des
puces de repérage similaires sont déjà utilisées de manière intensive sur les
animaux et le bétail » (11).

Pour moi, le cœur du problème est là. On commence par nous encourager
à pucer les animaux. Aucun inconvénient, que des avantages. Puis on nous
propose de pucer les humains. Pas seulement les pédophiles, l’entreprise
américaine Applied Digital Solutions s’étant fait une spécialité du puçage des
humains avec sa puce sous-cutanée Veri-Chip. « Début 2006, plus de 2000
personnes avaient un VeriChip dans le bras » (12). Clients de boîtes de nuit à
Barcelone et Amsterdam, policiers à Mexico, personnes hospitalisées aux
Etats-Unis et à Rome... la liste est longue. Aux Etats-Unis, Mickey Sklar, 28
ans, qui habite Brooklyn, a choisi de vivre avec un chip RFID dans la main
gauche. « C’est un modèle bas de gamme, un peu gros, fabriqué en série pour le
bétail. Je l’ai payé 2 dollars, et les lecteurs 40 dollars pièce. (...) J’ai
connecté un lecteur RFID à mon Macintosh. Il se met en marche dès que
j’approche la main du clavier. J’ai aussi fabriqué un petit écran sans fil :
quand je passe la main devant, il me reconnaît et affiche mes e-mails ou mes
sites favoris » (13). Un modèle « fabriqué en série pour le bétail ? » Oui :
même pour son fameux VeriChip, Applied Digital Solutions « a simplement
amélioré un système couramment utilisé aux Etats-Unis pour marquer le bétail
et les animaux de compagnie » (14). Simplement.

Un jour il s’agit d’un puçage volontaire pour le dossier médical dans
certains hôpitaux, un autre jour d’un puçage obligatoire mais restreint à
certaines catégories (criminels, sans-papiers,...) puis sans doute, au final,
d’une pratique généralisée à chacun et chacune d’entre nous. «
Imperceptiblement, notre société se transforme et elle va se réveiller engluée
dans un réseau de fichiers et de contrôles, et au final, on aura laissé
amputer notre vie privée et notre identité » (15). Celui qui tient ces propos
n’a rien d’un contestataire. Il s’agit d’Alex Türk, sénateur non-inscrit de la
majorité, également président de la Commission Nationale Informatique et
Libertés (CNIL), l’institution chargée d’officialiser chaque nouveau réseau,
chaque nouveau fichier, chaque nouveau contrôle et de tirer de temps en temps
la sonnette d’alarme. A aucun moment nous n’aurons été consultés, et nulle
part ni vous ni moi n’aurons trouvé le courage ou l’énergie de nous
insoumettre à ce totalitarisme rampant, fait de petites choses qui
s’additionnent et se multiplient « simplement » les unes les autres... Vers la
traçabilité universelle

J’exagère ? Vous trouvez ça absurde ? Vous êtes convaincus que jamais
nous n’en viendrons à pucer l’ensemble de la population ? Vous pensez que ce
n’est pas parce qu’on puce les animaux, quelques criminels dangereux, et que
quelques férus de technologie choisissent de se faire implanter des mouchards
sous la peau que ce modèle se généralisera à toute la population ? Vous pensez
que la CNIL, les comités d’éthique et les consultations citoyennes nous
protégeront des éventuelles « dérives » ? Je voudrais bien croire ça. Mais
j’ai fait quelques recherches, et des exemples historiques m’ont rendu
sceptique.

Fichier génétique, carte d’identité : au début réservés à des
populations « marginales » (pédophiles, terroristes, récidivistes,
étrangers,...), ces dispositifs s’étendent en quelques années à l’ensemble des
crimes et délits et, pour finir, à l’ensemble de la population. Ceci malgré
toute l’attention des commissions d’éthique et autres conférences de citoyens.
Il en sera sans doute de même pour les puces RFID sous-cutanées.

Vous rappelez-vous de William Harwin, ce chercheur cité au début qui
se voulait rassurant en nous expliquant que « des puces de repérage similaires
sont déjà utilisées de manière intensive sur les animaux et le bétail » ? Je
voudrais vous présenter un des ses collègues du département de cybernétique de
l’Université de Reading : Kevin Warwick. Il s’est lui-même fait implanter, en
1998 et 2002, des puces sous la peau, pour qu’à son approche certaines portes
s’ouvrent et que la lumière s’allume. Son épouse s’étant fait elle aussi
implanter une puce, les deux tourtereaux échangent maintenant leurs émotions
électroniquement. Et il affirme « [qu’] à long terme cette technologie
permettra de communiquer par la pensée. C’est la prochaine étape de
l’évolution. Les puces implantées vont améliorer l’homme et augmenter ses
capacités. (...) Je pense qu’il y aura un monde à deux vitesses, avec une
sorte de sous-espèce : ceux qui n’auront pas ce type d’implants seront laissés
pour compte » (20). Un monde à deux vitesses qui fait terriblement penser à
l’effrayant « Meilleur des Mondes » décrit par Aldous Huxley (21). Après les
eugénistes, voici le mouvement « transhumaniste », qui prétend dépasser
l’espèce humaine. Au lieu de quoi il va simplement ravaler l’humanité au rang
de bétail. Pendant ce temps, on prend doucement l’habitude de traiter les
animaux comme des machines à viande.

Alors, que penser de tout cela ? Pucer les animaux est-il finalement
plus choquant que d’élever des centaines de brebis pour abattre et manger
leurs petits ? Personnellement, je ne mange pas de viande. Je frissonne déjà
quand des gens parlent d’abattre un lapin ou une poule. Mais ce que j’ai
appris cette année, c’est que certains éleveurs font leur métier de façon plus
humaine que d’autres. Connaissent chacune de leurs bêtes, leur donnent des
noms. Sont prêts à arpenter la montagne pendant des heures plutôt que de se
dire qu’ils en ont perdu une. Et se foutent bien que les brebis bouffées par
les loups soient remboursées X euros. C’est peut-être ça la différence entre «
paysan » et « exploitant agricole ». Ces éleveurs-là, accepteront-ils de pucer
leurs animaux ?

Le puçage des ovins deviendra obligatoire en janvier 2008. C’est
mauvais signe pour les paysans, qui se laissent petit à petit imposer des
choses dont on n’a pas besoin (OGM, élevages de poules en batterie,
agriculture intensive...). Et petit à petit le monde agricole disparaît...

Mais ça signifie surtout que le filet se resserre autour de moi,
autour de nous. Cette mesure s’ajoute à bien d’autres dispositifs
(technologiques ou administratifs) et au contexte politique et juridique
actuel. C’est une maille de plus dans une société déjà bien quadrillée, où
celles et ceux qui n’ont « rien à se reprocher » se retrouvent tracés,
surveillés, contrôlés comme les pires criminels. Où tout comportement anormal,
tout regroupement collectif, toute initiative subversive est qualifié de «
terroriste ». Cette normalisation de la société va-t-elle dans le sens d’une
humanisation ou d’une animalisation ? Les bénéfices de cette pacification
seront-ils pour la population, ou plus sûrement pour les élites qui gouvernent
notre oligarchie ? (22) Sommes-nous prêts à sacrifier toutes nos libertés pour
vivre en sécurité ? Dans ce cas il faudra arrêter d’employer le mot de
démocratie, reconnaître le caractère totalitaire de ces tendances à la
normalisation et nous demander quelle « sécurité » nous aurons gagnée.

Mon oncle Philippe, éleveur de brebis à la retraite, me disait que
cette « traçabilité », bonne pour le bétail, devient dangereuse utilisée sur
des humains. Je crois qu’il se trompe : la question à poser n’est pas celle
des usages, mais celle des mondes. Je m’explique. Bien sûr, toutes ces
technologies ont leurs côtés « positifs » et leurs côtés « négatifs ». Mais
elles ne sont pas neutres : elles sont indissociables du monde qui les produit
et qu’elles viennent renforcer : le monde moderne, gouverné par la
marchandise. Ici, les sciences et les techniques servent avant tout à
renforcer le pouvoir de la classe dominante. Elles sont mises au service de la
production aliénée et du contrôle social. Tous les dispositifs qui
s’appliquent au bétail s’appliqueront un jour aux humains, avec pour objectif
que le troupeau humain se comporte normalement, et non librement. Voulons-nous
d’un monde prêt à pucer les humains ?

Moi je n’en veux pas. Parce que j’ai des rêves plus grands que cette
vie « sans frottement, sans arrêts ni incidents, dépourvue de toute saute
d’intensité, (...) [sans] aventures, [sans] rencontres non plus » (23), la
seule vie que ce monde nous autorise encore. Une vie qu’on nous impose, à
coups de caméras, de puces RFID, de fichage ADN. Une vie misérable que nous
intériorisons, à force de travail salarié, de télévision abrutissante, de
relations sociales normées. C’est au nom de mes rêves que je refuse les puces
RFID et le monde qui les produit et qu’elles viennent renforcer.

Mais comment s’opposer à ce pouvoir diffus ? Comment savoir à quoi
faire front, à qui, à quel moment ? Il est si facile de se dire qu’on a déjà
tout accepté, alors pourquoi pas ça ? Oh, et puis finalement ce n’est pas si
grave, on s’opposera quand ce sera vraiment dangereux, franchement
totalitaire. Hélas, de nos jours même le totalitarisme n’est plus franc, tout
fout le camp. Mieux vaut donc prendre les devants.

Nous opposerons-nous quand il faudra faire pucer les enfants à la
naissance ? Eh non ! Ce ne sera pas plus scandaleux que le fichage ADN ou le
puçage des animaux aujourd’hui, car on s’habitue à tout.

Il est possible de refuser de pucer ses animaux, comme d’autres
refusent le prélèvement ADN malgré les poursuites judiciaires (24). Mais si
nous ne réagissons pas, si pour commencer les éleveurs ne réagissent pas, il y
a gros à parier que dans une dizaine d’années ce texte fera sourire. « Ah
bon ? En 2007, tous les humains n’étaient pas pucés ? »

Nicolas Bonanni

10, rue Yves Farge

38 600 Fontaine

04.38.02.99.49

Janvier 2007

Notes :

(1) Nouvelles règles d’identification et d’enregistrement des ovins de
juillet 2005, en application du règlement ovin européen 21/2004 du 17/12/2003.

(2) Selon le terme du Monde (02/06/2006) à propos des puces RFID.

(3) « Mille milliards de mouchards », Le Monde, 02/06/2006.

(4) Lois de 1991 et 1999.

(5) Sur la traçabilité universelle, lire Pièces et Main d’Oeuvre, «
Nanotechnologies, maxiservitude », L’Esprit Frappeur, 2005.

(6) Dans le cadre du programme européen IDEA : Identification
Electronique des Animaux d’Elevage.

(7) Description d’un « Procédé et dispositif de détection automatisée
des chevauchements entre animaux », sur le site de l’Office Européen des
Brevets.

(8) http://perso.orange.fr/bouledoguefrançais.cdlb/puceelectro.htm.

(9) Projets pilotes menés par le Comité de pilo-tage national de
l’identification électronique (FNO, Office de l’élevage, Ministère de
l’agriculture, Assemblée permanente des Chambres d’agriculture et Institut de
l’élevage) dans 110 élevages, sept centres d’allotement, un marché et dix
abattoirs, pour 110 000 boucles en 2005. Plaquette « L’identification
électronique ovine en France », disponible sur le site de l’institut de
l’élevage, http://www.inst-elevage.asso.fr/.

(10) Ken Jones, responsable du projet, http://www.timesonline.co.uk,
juillet 2006.

(11) William Harwin, département de cybernétique de l’université de
Reading, http://www.timesonline.co.uk, juillet 2006.

(12) Le Monde, 17/04/2006.

(13) Le Monde, 11/04/2006.

(14) Le Monde, 17/04/2006.

(15) Politis, 02/11/2006, qui boit les paroles de M. Türk sans émettre
une seule critique sur le rôle de la CNIL.

(16) Les informations ci-dessus sont tirées de « Histoire de la carte
nationale d’identité » de Pierre Piazza, Odile Laffont, 2004 et de « Du papier
à la biométrie. Identifier les individus », sous la direction de Xavier
Crettiez et Pierre Piazza, Presses de Sciences Po, 2006. On se reportera à ces
ouvrages pour une histoire plus complète.

(17) Intérieur Magazine, juin 2005.

(18) Le Monde, 24/11/2006.

(19) Discussion générale du projet de loi « Sécurité Intérieure
» (LSI) à l’Assemblée Nationale, séance du 16/01/2003.

(20) Kevin Warwick, Ca m’intéresse, 02/2005.

(21) Aldous Huxley, « Le Meilleur des Mondes », 1932.

(22) « Nous ne vivons pas dans des démocraties. Nous ne vivons pas non
plus dans des camps (...). Nous vivons dans des Etats de droit oligarchiques,
c’est-à-dire dans des Etats où le pouvoir de l’oligarchie est limité par la
double reconnaissance de la souveraineté populaire et des libertés
individuelles ». C’est-à-dire un régime où quelques élites politiques et
économiques exercent le pouvoir de « police », tandis que les mouvements
démocratiques doivent constamment se battre pour conserver ou élargir la
sphère de la « politique ». Selon Jacques Rancière, « La haine de la
démocratie », La Fabrique Editions, 2005.

(23) Tract « Détruisons les caméras », Lyon, octobre 2006.

(24) http://refusadn.free.fr.

Nicolas Bonanni

P.S. Pour Micheline, Marcelline, Gwendoline, Blanquette, Peugeot,
Loulou, Princesse, Marylin, Choupette, Mona et quelques autres. Et pour
Fréderic.


_____
Liste de diffusion d'informations relatives à l'informatique et aux libertés
Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
<Prev in Thread] Current Thread [Next in Thread>
Google Custom Search

News | FAQ | advertise