|
| <prev next> |
[actus_l] Les cantons romands défendent l'avenir du bracelet électronique: msg#00000politics.activism.vie-privee.actu
http://letemps.ch/template/regions.asp?page=7&article=208261 Les cantons romands défendent l'avenir du bracelet électronique SUISSE. La Conférence des directeurs cantonaux de justice et police a renoncé à prendre position sur la surveillance électronique des condamnés tant les divergences sont grandes. Fati Mansour Vendredi 1 juin 2007 L'avenir de la surveillance électronique des condamnés est-il compromis? Les cantons ne sont en tout cas pas parvenus à parler d'une seule voix à l'issue de la procédure de consultation lancée par le Département fédéral de justice et police, qui a pris fin le 31 mai. «Les avis sont si divergents que la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police a renoncé à prendre position», explique son secrétaire général, Roger Schneeberger. A l'issue de l'assemblée plénière, qui s'est déroulée à Berne le 29 mars dernier en présence du conseiller fédéral Christoph Blocher et du directeur de l'Office fédéral de la justice, Michael Leupold, aucun consensus n'a pu être dégagé entre les plus critiques, qui prônent l'abandon pur et simple du bracelet électronique, et ceux qui veulent poursuivre une expérience jugée concluante. La surveillance des détenus par le moyen d'un bracelet est passée du statut de projet pilote, lancé en 1999 et subventionné par la Confédération, à celui d'essai soumis à autorisation du Conseil fédéral dès 2003. Les cantons de Berne, des deux Bâles, du Tessin, de Vaud et de Genève, rejoints en cours de route par Soleure, se sont lancés dans l'expérience et sont tous favorables à sa poursuite. Cette modalité d'exécution des sanctions concerne deux catégories de délinquants. Ceux qui ont été condamnés à de courtes peines (jusqu'à six mois ou un an selon les cantons) et, plus rarement, ceux qui approchent de leur libération conditionnelle. Les bilans successifs de cette détention à domicile, appliquée à des volontaires bien intégrés (avec l'accord des proches vivant sous le même toit), disposant d'un emploi au moins à mi-temps, d'un logement et d'un téléphone, ont toujours été positifs. «Une ineptie» Le criminologue Martin Killias, qui a supervisé le dernier rapport d'évaluation, détaille ses conclusions: «L'utilisation du bracelet permet de concilier la vie professionnelle et familiale avec l'exécution d'une peine. A ce titre, la surveillance électronique a des effets positifs sur l'intégration sociale des condamnés, leur situation financière, et elle peut diminuer la récidive». Martin Killias n'hésite d'ailleurs pas à qualifier «d'ineptie» l'éventualité d'abandonner cette alternative aux autres sanctions. Le recours à la surveillance électronique va-t-il perdre sa raison d'être avec l'entrée en vigueur du nouveau droit, qui entend limiter le plus possible les courtes peines de prison pour les remplacer par la peine pécuniaire et le travail d'intérêt général? C'est une des questions posées par cette consultation. La réflexion suivante étant de savoir si le bracelet doit trouver sa place dans la législation fédérale comme une peine ou une mesure à part entière afin d'exploiter au mieux son potentiel. Henri Nuoffer, secrétaire général de la Conférence latine des chefs de Départements de justice et police (CLDJP), pense qu'il faut être prudent avec les conséquences du nouveau droit. Il sera toujours possible pour un juge d'infliger de courtes peines de prison si les conditions du sursis ne sont pas réunies, si un condamné récidiviste ne peut pas payer des jours-amendes ou effectuer un travail d'intérêt général. «Il est trop tôt pour supprimer un système qui fonctionne. En 2005, quelque 32000 journées ont été exécutées sous surveillance électronique avec un taux de succès de 94%. Ce sont autant de journées en moins pour des prisons déjà surchargées. De plus, les cantons ont investi dans l'acquisition du matériel destiné à ce monitoring», ajoute Henri Nuoffer. La CLDJP a envoyé jeudi sa position au département de Christoph Blocher. En clair, les autorités politiques romandes et tessinoises sollicitent une prolongation de l'autorisation permettant d'utiliser le bracelet comme forme d'exécution des courtes peines et comme phase dans les peines de longues durées. Une vision pragmatique Henri Nuoffer assure que les cantons de Suisse centrale et du Nord-Ouest partagent ce point de vue. Tenant d'une vision pragmatique, ce dernier estime qu'il est prématuré, voire même risqué au vu des réticences parfois exprimées, de se lancer dans un projet de révision du nouveau code pénal qui vient d'entrer en vigueur. Professeur de droit pénal à l'Université de Lausanne, André Kuhn est favorable à l'introduction dans la loi de ces arrêts domicilaires sous surveillance. «Le juge aura ainsi une couleur de plus à sa palette. Il y a des situations extrêmes où le nouveau droit aura de la peine à s'appliquer. Par exemple, le cas d'une mère de famille qui travaille, élève seule ses enfants et parvient tout juste à subvenir à leurs besoins. Dans ce contexte, le bracelet est la solution socialement la plus acceptable.» _____ Liste de diffusion d'informations relatives à l'informatique et aux libertés Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l |
|
| <Prev in Thread] | Current Thread | [Next in Thread> |
|---|---|---|
| Next by Date: | [actus_l] Signal Spam, et pan dans les dents !: 00000, bigband-qgf2E6y+Bfe+XT7JhA+gdA |
|---|---|
| Next by Thread: | [actus_l] Signal Spam, et pan dans les dents !: 00000, bigband-qgf2E6y+Bfe+XT7JhA+gdA |
| Indexes: | [Date] [Thread] [Top] [All Lists] |
| News | FAQ | advertise |