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Subject: [actus_l] Happy (new year) slapping - DRÃLE D'EN-DROIT - msg#00024
List: politics.activism.vie-privee.actu
<URL: http://www.guglielmi.fr/spip.php?breve31 >
Happy (new year) slapping
mardi 16 janvier 2007
Un non-journaliste qui filme ou photographie un dÃlit a le choix : Ãtre
complice ou dÃlateur.
Article adoptà par le SÃnat sur le  happy slapping Â, câest le 26 bis A
de la loi sur la prÃvention de la dÃlinquance.
 Art. 222-43-2. â Est constitutif dâun acte de complicità des atteintes
volontaires à lâintÃgrità de la personne prÃvues par les articles 222-1 Ã
222-14-1 et 222-23 Ã 222-31 et est puni des peines prÃvues par ces
articles le fait dâenregistrer ou de diffuser par quelque moyen que ce
soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission
de ces infractions. Â Le prÃsent article nâest pas applicable lorsque
lâenregistrement ou la diffusion rÃsulte de lâexercice normal dâune
profession ayant pour objet dâinformer le public ou sont rÃalisÃs afin de
servir de preuve en justice. Â
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[actus_l] Reporters sans frontières s'inquiète du projet de "commission de déontologie" pour les services de communication en ligne
16.02.07
Reporters sans frontières
FRANCE
REPORTERS SANS FRONTIERES S'INQUIETE DU PROJET DE
"COMMISSION DE DEONTOLOGIE" POUR LES SERVICES DE
COMMUNICATION EN LIGNE
Un projet de décret (voir document sur
www.rsf.org) portant sur la création d'une
"Commission de déontologie des services de
communication au public en ligne" est sur le
point d'être adopté par le gouvernement.
Reporters sans frontières considère que ce texte,
qui ne devait initialement porter que sur la
protection de l'enfance, donne des compétences
trop larges, et surtout mal définies, à cette
commission.
"L'organe créé par ce décret n'est pas uniquement
consultatif, puisqu'il aura la possibilité
d'accorder et de retirer des labels de confiance
aux services de communication en ligne, notamment
aux hébergeurs de sites et de blogs, aux
fournisseurs d'accès Internet et aux opérateurs
de téléphonie mobile. Or, nous considérons que le
périmètre d'action de cette commission, dont tous
les membres sont nommés par la Premier ministre,
n'est pas assez clairement défini. Nous craignons
que ce texte ne pousse les prestataires de
services à censurer abusivement leurs contenus
pour préserver leur label. Nous l'avons dit et
répété lors des débats sur la Loi sur la
confiance dans l'économie numérique (LCEN) : il
est dangereux de faire peser sur des fournisseurs
de services la responsabilité de réguler les
contenus auxquels ils donnent accès. Nous
comprenons l'importance de protéger les mineurs
de contenus dangereux, mais il nous semble que ce
texte va bien au-delà de ce problème et nous
insistons sur les effets pervers de cette
réglementation, que le gouvernement semble
vouloir adopter dans l'urgence."
Le projet de décret, présenté par le ministère
des Finances et de l'Industrie, pourrait être
adopté dans les prochains jours. Il concerne les
"services de communication au public en ligne",
une formulation floue qui inclue les prestataires
techniques de l'Internet et de téléphonie mobile,
mais qui n'indique pas si les sites Internet
d'informations seront eux aussi l'objet d'une
labellisation. Dans son article 1er, le décret
indique viser à protéger "les mineurs" et à
assurer le "respect de la dignité de la personne
humaine", des concepts extrêmement larges et qui
ne sont pas définis plus précisément dans la
suite du texte.
La commission aura la possibilité de retirer son
label de confiance à tout service de
communication qui ne respecterait pas les
principes déontologiques qu'elle aura édictés.
Elle suspendra ainsi une épée de Damoclès
au-dessus de ces entreprises, qui auront la
tentation de supprimer tout contenu risquant de
leur faire perdre leur label de qualité.
Les 23 membres de cette Commission sont nommés
pour cinq ans par arrêté du Premier ministre. Ils
se répartissent entre : un membre du Conseil
d'Etat ; un magistrat de la Cour de cassation ;
des représentants des ministères de la Justice,
de l'Intérieur, des Communications, de
l'Education, de la Culture, des Technologies de
l'Information et de la Famille ; sept
représentants des usagers et sept représentants
des professionnels des services de communication
au public en ligne.
--
Bureau Internet et libertés / Internet Freedom desk
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Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
TEL: ++ 33 (0) 1 44 83 84 71
FAX: ++ 33 (0) 1 45 23 11 51
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[actus_l] Mise en réseau des banques de donnéespolicières en Europe (traité de Prum)
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=91&art_id=332491
Ue- liberté, sécurité et justice
Mieux chercher les malfaiteurs
Sabine Verhest
Mis en ligne le 16/02/2007
- - - - - - - - - - -
Les Vingt-sept décident de partager leurs fichiers d'analyses ADN et
d'empreintes digitales. De quoi aider à clore des enquêtes.
La coopération policière opérationnelle sera également améliorée.
AP
Traces d'ADN, empreintes digitales et registres d'immatriculation : les
Vingt-sept ont décidé, jeudi à Bruxelles, de partager leurs fichiers pour
faciliter les enquêtes au sein de l'Union européenne. "L'objectif est de créer
un système d'informations policières moderne afin de pouvoir lutter
efficacement contre des malfaiteurs" , a déclaré le ministre allemand de
l'Intérieur, Wolfgang Schaüble. "Il s'agit d'une valeur ajoutée pour la
sécurité et la liberté des Européens."
Aussi surprenant que cela puisse paraître au commun des mortels, beaucoup
d'Etats membres n'étaient en fait pas chauds à l'idée de ces échanges, mais
l'expérience a montré l'avantage d'un tel système pour les pays qui n'avaient
pas attendu les réticents pour se jeter à l'eau. "Les résultats opérationnels
obtenus sont très prometteurs", a témoigné Schaüble. L'Autriche et l'Allemagne
peuvent, depuis début décembre 2006, croiser leurs analyses ADN en donnant un
accès mutuel à leurs banques de données policières nationales. Il suffit de
quelques minutes seulement pour que le service lançant une consultation
reçoive par voie directe et automatisée une information sur l'existence ou non
d'une concordance du profil recherché dans le fichier du partenaire. Rien que
pour les huit premières semaines, plus de 1 500 concordances ont été décelées
entre les deux pays, dont 32 dans des affaires d'homicide et de meurtre, et 23
pour des viols et agressions sexuelles. La transmission d'informations plus
amples, telles que des données à caractère personnel, est ensuite effectuée
dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire. De quoi aider à clore des
dossiers et traduire des présumés coupables en justice.
Cette intensification de la coopération policière et judiciaire avait été
décidée le 27 mai 2005 à Prüm, en Allemagne, lorsque sept pays (Belgique,
Allemagne, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas et Autriche), frustrés de ne
pouvoir avancer dans le cadre d'une Europe élargie, avaient signé un traité
permettant l'accès automatique à leurs fichiers d'analyses ADN, d'empreintes
digitales et d'immatriculation des véhicules, mais aussi l'organisation de
patrouilles de police communes, les poursuites transfrontalières et l'échange
de policiers dans le cadre de grands événements comme les tournois de football
ou les sommets politiques. Le traité prévoit ainsi que les agents de police
venant soutenir un autre pays européen seront dotés de l'ensemble des droits
et obligations prévus dans ce pays hôte. Pour l'heure, il n'est opérationnel
depuis décembre qu'entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Espagne. La Belgique s'y
connectera le 6 mai, suivie du Luxembourg.
Un problème à régler
Entre-temps, les esprits ont donc mûri et neuf autres Etats (Finlande, Italie,
Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Bulgarie, Roumanie et Grèce) ont déjà
manifesté leur intention d'adhérer à leur tour au traité de Prüm, dont la
plupart des dispositions - c'est ce qu'ont décidé les Vingt-sept jeudi -
seront intégrées au cadre juridique européen.
Reste à régler un problème : le fait que le Royaume-Uni et l'Irlande refusent
de permettre une intervention policière étrangère sur leur territoire en cas
de danger imminent, comme cela se fait par exemple entre la Belgique et le
Luxembourg. Mais, pour Schaüble, cela ne doit pas empêcher d'avancer. "On
trouvera toujours bien une solution."
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR184639
Mise en réseau des banques de données policières en Europe
le 15-02-2007 18:23 | émis par : Présidence de l'Union Européenne
catégorie : Présidence de l'Union Européenne
thème : Sécurité/ Police / Europe
Le Conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'Union
européenne qui s'est tenu le jeudi 15 février à Bruxelles a permis de
parvenir à un accord sur la mise en réseau des banques de données policières
en Europe en vue d'une répression efficace des crimes
Le Traité de Prüm - qui porte le nom de la ville où il fut signé, le 27 mai
2005, par sept Etats européens (la Belgique, l'Allemagne, la France, le
Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche et l'Espagne) - vise l'intensification de
la coopération policière et judiciaire transfrontalière. Entretemps, neuf
autres Etats membres (la Finlande, l'Italie, le Portugal, la Slovaquie, la
Slovénie, la Suède, la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce) ont déjà manifesté
leur intention d'y adhérer également. Depuis début décembre, l'Allemagne et
l'Autriche ont engagé un premier croisement de données automatisé, l'Espagne
suivra bientôt.
A la mi-janvier déjà, lors de la réunion informelle des ministres à Dresde, la
quasi-totalité des Etats membres ainsi que le Vice-président de la Commission
européenne, M. Franco Frattini, et le représentant du Parlement européen, M.
Jean-Marie Cavada, avaient signalisé qu'ils apporteraient tout leur soutien à
une transposition du Traité dans le cadre juridique de l'UE. Aujourd'hui, à
l'occasion de la réunion formelle des ministres de l'Intérieur, l'ensemble des
16 partenaires du Traité de Prüm (Etats signataires et adhérents) a ainsi
conjointement soumis un projet de décision du Conseil relatif à la
transposition des éléments-clés du Traité. Dans ce contexte, les dispositions
du Traité devront pour l'essentiel être transposés dans le cadre juridique de
l'UE sans modification de leur contenu.
Le ministre, Dr. Schäuble, a constaté à Bruxelles : « Suite à la transposition
du Traité, l'énorme valeur ajoutée de celui-ci profitera désormais à
l'ensemble des 27 Etats membres. L'objectif est de créer un système
d'informations policières moderne afin de pouvoir lutter efficacement, à
échelle européenne, contre des malfaiteurs. La valeur ajoutée particulière du
Traité de Prüm réside dans le fait qu'il améliore nettement et confère plus
d'efficacité à la procédure d'échange d'informations. Les résultats
opérationnels obtenus grâce aux premières mesures de mise en oeuvre sont très
prometteurs et illustrent à quel point le Traité de Prüm contribue au
renforcement de la sécurité intérieure en Europe.
Ainsi, l'Autriche et l'Allemagne peuvent, depuis début décembre 2006, croiser
leurs données ADN respectives en s'appuyant sur ce Traité. Ils sont à cet
égard les premiers Etats à s'accorder un accès mutuel à leurs banques de
données policières nationales par la voie d'une dite procédure du « hit/no hit
». Rien que pour les 8 premières semaines, le croisement de données ADN
réalisé en Allemagne avec des lots de données autrichiens a donné, tous
comptes faits, plus de 1 500 concordances, et le croisement réalisé
inversement en Autriche avec des lots de données allemands a donné plus de 1
400 concordances dont 32 pour la seule catégorie des meurtres et homicides. »
Chaque réponse positive requiert, certes, une vérification approfondie, et les
cas non résolus ne sauront être élucidés à l'aide d'un seul recoupement de
données ADN. On peut néanmoins s'attendre à ce que des dossiers n'ayant
jusqu'ici pas pu être clarifiés en Allemagne et en Autriche puissent être clos
et à ce que les coupables soient traduits en justice, a souligné le ministre,
Dr. Schäuble.
« Les chiffres confirment que l'idée qui était à la base du Traité de Prüm, de
mettre en réseau les banques de données nationales existantes, constitue une
solution tout aussi simple qu'efficace pour pouvoir lutter contre la
criminalité transfrontalière et le terrorisme international. L'échange
d'informations en vertu du Traité de Prüm englobe d'ailleurs non seulement le
croisement de données ADN susmentionné, mais offre également la possibilité
d'accéder à des données dactyloscopiques et aux registres d'immatriculation de
véhicules. Nous avons l'intention de lancer progressivement un tel échange au
cours du semestre en cours », a noté le ministre Dr. Schäuble.
Ce dernier souligna également qu'il convient de mentionner particulièrement
les réglementations exhaustives en matière de protection des données que le
Traité prévoit - qui seront donc également transposées dans le cadre de l'UE
et qui répondent aux hautes exigences d'une protection des données moderne.
Complément d'information :
Le Traité permet aux Etats participants de s'accorder mutuellement un accès
automatisé à certains fichiers nationaux. Cette procédure représente un saut
quantique dans le domaine de l'échange de données transfrontalier. Ainsi, les
Parties contractantes auront mutuellement accès lecture direct (accès complet)
et en ligne aux données contenues dans les registres d'immatriculation de
véhicules. Les fichiers d'analyse ADN et les données dactyloscopiques
(empreintes digitales) sont rendus accessibles à l'autre Partie contractante
respective par une procédure du « hit/no hit ». Il suffit de quelques minutes
seulement pour que le service lançant une consultation reçoive par voie
directe et automatisée une information sur l'existence ou non d'une
concordance du profil recherché dans le fichier du partenaire. La transmission
d'informations plus amples, telles que des données à caractère personnel, est
ensuite effectuée dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire.
Des réglementations concernant l'échange de données ont en outre été convenues
en matière de lutte contre le terrorisme et d'auteurs de violence qui se
déplacent : en vue de prévenir des actes terroristes, il est ainsi possible de
transmettre des informations à caractère personnel sur des personnes
susceptibles de constituer une menace terroriste. A des fins de prévention, il
sera possible, dans le cadre du Traité, d'échanger des informations sur des
auteurs de violence qui se déplacent à l'occasion d'événements majeurs, tels
que des hooligans.
Grâce au Traité de Prüm, la coopération policière se voit en outre intensifier
par des mesures opérationnelles. Ainsi, le Traité permet-il des formes
d'intervention commune tels que des patrouilles mixtes ou l'attribution de
compétences de puissance publique à des agents de police des autres Etats
contractants. Par exemple, des agents de police venant soutenir un autre pays
européen pour sécuriser un grand événement pourront être dotés de l'ensemble
des droits et obligations prévus dans ce pays hôte.
Eu égard de son objectif qui consiste à développer la coopération européenne,
le Traité de Prüm a, dès ses débuts, été conçu en vue d'une future
transposition dans le cadre de l'Union européenne.
© News Press 2007
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16.02.07
Reporters sans frontières
FRANCE
REPORTERS SANS FRONTIERES S'INQUIETE DU PROJET DE
"COMMISSION DE DEONTOLOGIE" POUR LES SERVICES DE
COMMUNICATION EN LIGNE
Un projet de décret (voir document sur
www.rsf.org) portant sur la création d'une
"Commission de déontologie des services de
communication au public en ligne" est sur le
point d'être adopté par le gouvernement.
Reporters sans frontières considère que ce texte,
qui ne devait initialement porter que sur la
protection de l'enfance, donne des compétences
trop larges, et surtout mal définies, à cette
commission.
"L'organe créé par ce décret n'est pas uniquement
consultatif, puisqu'il aura la possibilité
d'accorder et de retirer des labels de confiance
aux services de communication en ligne, notamment
aux hébergeurs de sites et de blogs, aux
fournisseurs d'accès Internet et aux opérateurs
de téléphonie mobile. Or, nous considérons que le
périmètre d'action de cette commission, dont tous
les membres sont nommés par la Premier ministre,
n'est pas assez clairement défini. Nous craignons
que ce texte ne pousse les prestataires de
services à censurer abusivement leurs contenus
pour préserver leur label. Nous l'avons dit et
répété lors des débats sur la Loi sur la
confiance dans l'économie numérique (LCEN) : il
est dangereux de faire peser sur des fournisseurs
de services la responsabilité de réguler les
contenus auxquels ils donnent accès. Nous
comprenons l'importance de protéger les mineurs
de contenus dangereux, mais il nous semble que ce
texte va bien au-delà de ce problème et nous
insistons sur les effets pervers de cette
réglementation, que le gouvernement semble
vouloir adopter dans l'urgence."
Le projet de décret, présenté par le ministère
des Finances et de l'Industrie, pourrait être
adopté dans les prochains jours. Il concerne les
"services de communication au public en ligne",
une formulation floue qui inclue les prestataires
techniques de l'Internet et de téléphonie mobile,
mais qui n'indique pas si les sites Internet
d'informations seront eux aussi l'objet d'une
labellisation. Dans son article 1er, le décret
indique viser à protéger "les mineurs" et à
assurer le "respect de la dignité de la personne
humaine", des concepts extrêmement larges et qui
ne sont pas définis plus précisément dans la
suite du texte.
La commission aura la possibilité de retirer son
label de confiance à tout service de
communication qui ne respecterait pas les
principes déontologiques qu'elle aura édictés.
Elle suspendra ainsi une épée de Damoclès
au-dessus de ces entreprises, qui auront la
tentation de supprimer tout contenu risquant de
leur faire perdre leur label de qualité.
Les 23 membres de cette Commission sont nommés
pour cinq ans par arrêté du Premier ministre. Ils
se répartissent entre : un membre du Conseil
d'Etat ; un magistrat de la Cour de cassation ;
des représentants des ministères de la Justice,
de l'Intérieur, des Communications, de
l'Education, de la Culture, des Technologies de
l'Information et de la Famille ; sept
représentants des usagers et sept représentants
des professionnels des services de communication
au public en ligne.
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Ue- liberté, sécurité et justice
Mieux chercher les malfaiteurs
Sabine Verhest
Mis en ligne le 16/02/2007
- - - - - - - - - - -
Les Vingt-sept décident de partager leurs fichiers d'analyses ADN et
d'empreintes digitales. De quoi aider à clore des enquêtes.
La coopération policière opérationnelle sera également améliorée.
AP
Traces d'ADN, empreintes digitales et registres d'immatriculation : les
Vingt-sept ont décidé, jeudi à Bruxelles, de partager leurs fichiers pour
faciliter les enquêtes au sein de l'Union européenne. "L'objectif est de créer
un système d'informations policières moderne afin de pouvoir lutter
efficacement contre des malfaiteurs" , a déclaré le ministre allemand de
l'Intérieur, Wolfgang Schaüble. "Il s'agit d'une valeur ajoutée pour la
sécurité et la liberté des Européens."
Aussi surprenant que cela puisse paraître au commun des mortels, beaucoup
d'Etats membres n'étaient en fait pas chauds à l'idée de ces échanges, mais
l'expérience a montré l'avantage d'un tel système pour les pays qui n'avaient
pas attendu les réticents pour se jeter à l'eau. "Les résultats opérationnels
obtenus sont très prometteurs", a témoigné Schaüble. L'Autriche et l'Allemagne
peuvent, depuis début décembre 2006, croiser leurs analyses ADN en donnant un
accès mutuel à leurs banques de données policières nationales. Il suffit de
quelques minutes seulement pour que le service lançant une consultation
reçoive par voie directe et automatisée une information sur l'existence ou non
d'une concordance du profil recherché dans le fichier du partenaire. Rien que
pour les huit premières semaines, plus de 1 500 concordances ont été décelées
entre les deux pays, dont 32 dans des affaires d'homicide et de meurtre, et 23
pour des viols et agressions sexuelles. La transmission d'informations plus
amples, telles que des données à caractère personnel, est ensuite effectuée
dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire. De quoi aider à clore des
dossiers et traduire des présumés coupables en justice.
Cette intensification de la coopération policière et judiciaire avait été
décidée le 27 mai 2005 à Prüm, en Allemagne, lorsque sept pays (Belgique,
Allemagne, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas et Autriche), frustrés de ne
pouvoir avancer dans le cadre d'une Europe élargie, avaient signé un traité
permettant l'accès automatique à leurs fichiers d'analyses ADN, d'empreintes
digitales et d'immatriculation des véhicules, mais aussi l'organisation de
patrouilles de police communes, les poursuites transfrontalières et l'échange
de policiers dans le cadre de grands événements comme les tournois de football
ou les sommets politiques. Le traité prévoit ainsi que les agents de police
venant soutenir un autre pays européen seront dotés de l'ensemble des droits
et obligations prévus dans ce pays hôte. Pour l'heure, il n'est opérationnel
depuis décembre qu'entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Espagne. La Belgique s'y
connectera le 6 mai, suivie du Luxembourg.
Un problème à régler
Entre-temps, les esprits ont donc mûri et neuf autres Etats (Finlande, Italie,
Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Bulgarie, Roumanie et Grèce) ont déjà
manifesté leur intention d'adhérer à leur tour au traité de Prüm, dont la
plupart des dispositions - c'est ce qu'ont décidé les Vingt-sept jeudi -
seront intégrées au cadre juridique européen.
Reste à régler un problème : le fait que le Royaume-Uni et l'Irlande refusent
de permettre une intervention policière étrangère sur leur territoire en cas
de danger imminent, comme cela se fait par exemple entre la Belgique et le
Luxembourg. Mais, pour Schaüble, cela ne doit pas empêcher d'avancer. "On
trouvera toujours bien une solution."
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR184639
Mise en réseau des banques de données policières en Europe
le 15-02-2007 18:23 | émis par : Présidence de l'Union Européenne
catégorie : Présidence de l'Union Européenne
thème : Sécurité/ Police / Europe
Le Conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'Union
européenne qui s'est tenu le jeudi 15 février à Bruxelles a permis de
parvenir à un accord sur la mise en réseau des banques de données policières
en Europe en vue d'une répression efficace des crimes
Le Traité de Prüm - qui porte le nom de la ville où il fut signé, le 27 mai
2005, par sept Etats européens (la Belgique, l'Allemagne, la France, le
Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche et l'Espagne) - vise l'intensification de
la coopération policière et judiciaire transfrontalière. Entretemps, neuf
autres Etats membres (la Finlande, l'Italie, le Portugal, la Slovaquie, la
Slovénie, la Suède, la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce) ont déjà manifesté
leur intention d'y adhérer également. Depuis début décembre, l'Allemagne et
l'Autriche ont engagé un premier croisement de données automatisé, l'Espagne
suivra bientôt.
A la mi-janvier déjà, lors de la réunion informelle des ministres à Dresde, la
quasi-totalité des Etats membres ainsi que le Vice-président de la Commission
européenne, M. Franco Frattini, et le représentant du Parlement européen, M.
Jean-Marie Cavada, avaient signalisé qu'ils apporteraient tout leur soutien à
une transposition du Traité dans le cadre juridique de l'UE. Aujourd'hui, à
l'occasion de la réunion formelle des ministres de l'Intérieur, l'ensemble des
16 partenaires du Traité de Prüm (Etats signataires et adhérents) a ainsi
conjointement soumis un projet de décision du Conseil relatif à la
transposition des éléments-clés du Traité. Dans ce contexte, les dispositions
du Traité devront pour l'essentiel être transposés dans le cadre juridique de
l'UE sans modification de leur contenu.
Le ministre, Dr. Schäuble, a constaté à Bruxelles : « Suite à la transposition
du Traité, l'énorme valeur ajoutée de celui-ci profitera désormais à
l'ensemble des 27 Etats membres. L'objectif est de créer un système
d'informations policières moderne afin de pouvoir lutter efficacement, à
échelle européenne, contre des malfaiteurs. La valeur ajoutée particulière du
Traité de Prüm réside dans le fait qu'il améliore nettement et confère plus
d'efficacité à la procédure d'échange d'informations. Les résultats
opérationnels obtenus grâce aux premières mesures de mise en oeuvre sont très
prometteurs et illustrent à quel point le Traité de Prüm contribue au
renforcement de la sécurité intérieure en Europe.
Ainsi, l'Autriche et l'Allemagne peuvent, depuis début décembre 2006, croiser
leurs données ADN respectives en s'appuyant sur ce Traité. Ils sont à cet
égard les premiers Etats à s'accorder un accès mutuel à leurs banques de
données policières nationales par la voie d'une dite procédure du « hit/no hit
». Rien que pour les 8 premières semaines, le croisement de données ADN
réalisé en Allemagne avec des lots de données autrichiens a donné, tous
comptes faits, plus de 1 500 concordances, et le croisement réalisé
inversement en Autriche avec des lots de données allemands a donné plus de 1
400 concordances dont 32 pour la seule catégorie des meurtres et homicides. »
Chaque réponse positive requiert, certes, une vérification approfondie, et les
cas non résolus ne sauront être élucidés à l'aide d'un seul recoupement de
données ADN. On peut néanmoins s'attendre à ce que des dossiers n'ayant
jusqu'ici pas pu être clarifiés en Allemagne et en Autriche puissent être clos
et à ce que les coupables soient traduits en justice, a souligné le ministre,
Dr. Schäuble.
« Les chiffres confirment que l'idée qui était à la base du Traité de Prüm, de
mettre en réseau les banques de données nationales existantes, constitue une
solution tout aussi simple qu'efficace pour pouvoir lutter contre la
criminalité transfrontalière et le terrorisme international. L'échange
d'informations en vertu du Traité de Prüm englobe d'ailleurs non seulement le
croisement de données ADN susmentionné, mais offre également la possibilité
d'accéder à des données dactyloscopiques et aux registres d'immatriculation de
véhicules. Nous avons l'intention de lancer progressivement un tel échange au
cours du semestre en cours », a noté le ministre Dr. Schäuble.
Ce dernier souligna également qu'il convient de mentionner particulièrement
les réglementations exhaustives en matière de protection des données que le
Traité prévoit - qui seront donc également transposées dans le cadre de l'UE
et qui répondent aux hautes exigences d'une protection des données moderne.
Complément d'information :
Le Traité permet aux Etats participants de s'accorder mutuellement un accès
automatisé à certains fichiers nationaux. Cette procédure représente un saut
quantique dans le domaine de l'échange de données transfrontalier. Ainsi, les
Parties contractantes auront mutuellement accès lecture direct (accès complet)
et en ligne aux données contenues dans les registres d'immatriculation de
véhicules. Les fichiers d'analyse ADN et les données dactyloscopiques
(empreintes digitales) sont rendus accessibles à l'autre Partie contractante
respective par une procédure du « hit/no hit ». Il suffit de quelques minutes
seulement pour que le service lançant une consultation reçoive par voie
directe et automatisée une information sur l'existence ou non d'une
concordance du profil recherché dans le fichier du partenaire. La transmission
d'informations plus amples, telles que des données à caractère personnel, est
ensuite effectuée dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire.
Des réglementations concernant l'échange de données ont en outre été convenues
en matière de lutte contre le terrorisme et d'auteurs de violence qui se
déplacent : en vue de prévenir des actes terroristes, il est ainsi possible de
transmettre des informations à caractère personnel sur des personnes
susceptibles de constituer une menace terroriste. A des fins de prévention, il
sera possible, dans le cadre du Traité, d'échanger des informations sur des
auteurs de violence qui se déplacent à l'occasion d'événements majeurs, tels
que des hooligans.
Grâce au Traité de Prüm, la coopération policière se voit en outre intensifier
par des mesures opérationnelles. Ainsi, le Traité permet-il des formes
d'intervention commune tels que des patrouilles mixtes ou l'attribution de
compétences de puissance publique à des agents de police des autres Etats
contractants. Par exemple, des agents de police venant soutenir un autre pays
européen pour sécuriser un grand événement pourront être dotés de l'ensemble
des droits et obligations prévus dans ce pays hôte.
Eu égard de son objectif qui consiste à développer la coopération européenne,
le Traité de Prüm a, dès ses débuts, été conçu en vue d'une future
transposition dans le cadre de l'Union européenne.
© News Press 2007
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